L’équilibre acido basique et ses solutions
L’ÉQUILIBRE ACIDO-BASIQUE
Je souhaite revenir pour cette rentrée 2026, sur un sujet qui suscite de nombreuses questions, notamment chez les personnes que je rencontre en consultation : l’équilibre acido-basique.
Cette notion est souvent abordée en naturopathie lorsqu’on s’intéresse à l’alimentation, au mode de vie, à la fatigue ou encore à la récupération. Mais il est important de distinguer deux choses : l’équilibre acido-basique physiologique, qui est une fonction essentielle régulée par notre organisme, et la notion de « terrain acide » utilisée en santé naturelle.
Qu’est-ce que l’équilibre acido-basique ?
Notre organisme produit naturellement des acides au cours de son fonctionnement. Le métabolisme des nutriments, notamment celui des protéines, lipides et des glucides, génère différents composés acides qui doivent être pris en charge et éliminés : acides aminés, acides gras...
Heureusement, le corps dispose de plusieurs mécanismes extrêmement efficaces pour maintenir cet équilibre naturellement :
les systèmes tampons qui agissent rapidement grâce à un mécanisme chimique ;
les poumons, qui éliminent notamment le dioxyde de carbone ;
les reins, qui participent à l’élimination des acides forts et à la régulation des bicarbonates.
La peau, grâce à la transpiration qui participe principalement à la régulation de la température et à l'élimination de certaines substances en petites quantités.
En revanche, l'activité physique régulière reste extrêmement intéressante pour la santé globale : elle contribue notamment à améliorer la condition cardiovasculaire, musculaire et respiratoire.
Le pH du sang est ainsi maintenu dans une fourchette très étroite, généralement comprise entre 7,35 et 7,45. Un véritable trouble de cet équilibre, comme une acidose ou une alcalose, relève un problème médical qui doit être pris en charge par votre médecin.
Dans une approche naturelle, on peut toutefois utiliser plus simplement la notion d’équilibre acido-basique pour équilibrer l’alimentation, l’hydratation, l’activité physique, le sommeil et l’hygiène de vie dans son ensemble.
1. Qu’est-ce qu’un acide, une base ?
En chimie, un acide est une substance capable notamment de libérer des ions hydrogène (H⁺) dans une solution :
un pH inférieur à 7 est acide ;
un pH de 7 est neutre ;
un pH supérieur à 7 est alcalin ou basique.
Une base est une substance qui peut notamment capter des ions hydrogène.
Dans l’organisme, les bicarbonates constituent un élément essentiel du système de régulation acido-basique. Le corps dispose également de différents minéraux et molécules participant à ses systèmes tampons.
C’est donc surtout l’ensemble des mécanismes physiologiques qui permet de maintenir l’équilibre.
2. Alimentation et équilibre acido-basique
L'alimentation influence la production de certains acides et la composition des urines. Elle peut donc participer, à long terme, à la charge acide alimentaire.
Le goût d’un aliment ne suffit pas à déterminer son effet métabolique.
Un aliment peut être acide en bouche tout en ayant un effet différent après sa transformation par l’organisme. C’est notamment le cas des agrumes.
L'objectif n'est donc pas de supprimer les aliments dits « acidifiants », mais de rechercher une alimentation variée et équilibrée au quotidien.
Voici quelques aliments acidifiants :
Ce sont principalement des aliments riches en graisse, en sucre et en protéine. On y trouve les viandes, les œufs et fromages, les huiles et corps gras, les céréales, les légumineuses, les sucres, les boissons industrielles, le café, le thé, le cacao et le vin.
Ces aliments devront être consommés accompagnés d'aliments alcalins en quantité suffisante mais non supprimés.
Voici quelques aliments alcalins :
Il s'agit essentiellement des légumes verts et colorés (hors tomates), des pommes de terre et patates douces. On y trouve également les bananes, les amandes et noix du Brésil, les châtaignes, les fruits secs (sauf l'abricot sec), les olives noires conservées dans l'huile, l'avocat, le sucre intégral, le lait et les huiles pressées à froid. Certaines eaux minérales sont alcalines et peuvent être consommées en cure. Il est nécessaire de consommer ces aliments à chaque repas de façon égale ou supérieure aux aliments acidifiants.
3. Et le fameux citron ?
Le citron est un bon exemple de la confusion qui peut exister autour de cette notion.
Le jus de citron est effectivement acide. Pourtant, son acidité gustative ne signifie pas que boire du citron va acidifier.
Chez une personne en bonne santé, le pH sanguin reste très étroitement régulé par l'organisme. Chez une personne de tempérament bilieux ou nerveux (plutôt maigre ou fatiguée), les acides sont moins bien gérés, il faudra être prudent surtout en hiver !
Il est donc indispensable de personnaliser l'alimentation en fonction du tempérament et de la constitution.
4. Quels signes doivent nous alerter ?
De nombreuses manifestations peuvent être liées à une mauvaise hygiène de vie, cependant, aucun de ces symptômes pris isolément ne permet de diagnostiquer une « acidose ».
Une véritable acidose est un trouble de l'équilibre acido-basique qui peut avoir des causes diverses : troubles métaboliques, insuffisance rénale, certains troubles respiratoires, certaines intoxications ou encore certaines maladies. Elle nécessite alors une évaluation médicale.
C'est pourquoi, en consultation, il est préférable de considérer ces symptômes dans leur ensemble et de rechercher leurs différentes causes possibles plutôt que de les attribuer automatiquement à un « terrain acide ».
Voici pour repères, quelques symptômes généraux qui peuvent alterter :
État général : fatigue constante et manque d'énergie, difficulté à la récupération, coup de pompe, perte de tonus, frilosité, perte de poids et tendance aux infections
État psychique : tendance dépressive, tristesse, idée noire, nervosité et agitation, sensibilité au bruit et au stress
Tête : pâleur, maux de tête, yeux larmoyants et sensibles, conjonctivite, kératite, blépharite
Bouche : salive acide avec sensibilité des gencives, aphtes, infections récidivantes
Dents sensibles au chaud et au froid, carie
Estomac : reflux acides, spasmes, gastrite et ulcère
Intestins : brûlure rectale, fistule ou fissure, tendance diarrhéique, crampe et douleur
Reins et vessie : irritation et brûlure
Voie respiratoire : goutte au nez, sinusite, angine, laryngite, tendance allergique
Peau, ongles, cheveux : peau sèche, rouge et irritée, sudation acide et irritante, fissure, eczéma, démangeaison, mycose, ongles dédoublés et cassants, cheveux ternes qui tombent en quantité trop importante
Muscles : crampe et spasme, contracture au niveau de la nuque,
Système osseux et articulaire : déminéralisation, ostéoporose, craquement des articulations, blocage vertébraux, lumbago, inflammation des ligaments, douleur articulaire et lombaire
Système circulatoire : hypotension, frilosité, anémie, engelure
Glandes endocrines et organes génitaux : accélération de la glande thyroïde, inflammation des voies génitales avec perte blanche chez les femmes
Système nerveux : névralgie, insomnie, sensibilité accrue à la douleur
5. Le rôle de l’hydratation
Une hydratation suffisante est importante pour permettre aux reins de fonctionner correctement.
Il n'est cependant pas nécessaire de chercher à obtenir des urines particulièrement foncées pour vérifier une quelconque « élimination des acides ». La couleur des urines dépend de nombreux facteurs, notamment de l'hydratation et de certains aliments ou médicaments.
L'objectif est plutôt de boire régulièrement en fonction de ses besoins, de son activité physique, de la température et de son état de santé.
6. Et le pH urinaire ?
Le pH des urines peut varier naturellement au cours de la journée et en fonction notamment de l'alimentation et du fonctionnement rénal.
Il est intéressant dans certaines situations et n'hésitez pas à me demander des informations supplémentaires (tableau, comment prendre son pH urinaire ...)
7. Peut-on aider son organisme naturellement ?
Oui ! mais plutôt que de chercher à « alcaliniser » son organisme à tout prix, je préfère parler de soutenir les grandes fonctions physiologiques.
Quelques habitudes simples peuvent y contribuer =>
privilégier une alimentation variée et riche en végétaux ;
conserver des apports suffisants en protéines ;
limiter les produits ultra-transformés et les excès de sucres et d'alcool ;
boire suffisamment ;
pratiquer une activité physique régulière ;
favoriser un sommeil de qualité ;
apprendre à mieux gérer le stress ;
prendre le temps de respirer et de récupérer.
Ce sont finalement des conseils simples, mais leur régularité est beaucoup plus importante que la recherche d'une méthode « miracle ».
8. Les compléments alimentaires
Les compléments alimentaires sont une aide non négligeable pour équilibrer le terrain déminéralisés sujets à l'acidose tissulaire.
Le bilan OLIGOCHECK permet d'évaluer les carences et le terrain acide et de personnaliser les besoins.
Conclusion
L'équilibre acido-basique est une fonction fondamentale de notre organisme.
La naturopathie accompagne cette démarche en proposant une approche personnalisée des habitudes de vie : à partir de bilans de terrain : Bilan Oligocheck, Iridologie, Physioscan...
Prendre soin de son équilibre, c'est avant tout prendre soin de l'ensemble de son mode de vie.
Cet article est informatif et ne remplace pas un avis médical. Une véritable acidose est un trouble médical qui nécessite un diagnostic et une prise en charge adaptés à sa cause.
Corinne Allioux Goldfarbe
Naturopathie Paris
Iridologue, Oligocheck, drainage lymphatique
Soin énergétique et auriculothérapie